Edition spéciale ISTH 2026
Annual congress of International Society on Thrombosis and Haemostasis
Du 11 au 15 juillet 2026, Paris
Avec le soutien institutionnel
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D’après la communication orale de A. Gojoy « Heparin bridging or no bridging for patients with heart mechanic valve » (0C42.3). Congrès ISTH 2026, 11-15 Juillet, Paris
Alexandre Guy, Bordeaux
Chez les patients porteurs d’une valve cardiaque mécanique devant bénéficier d’une chirurgie programmée, il est généralement recommandé d’interrompre le traitement par AVK et d’effectuer un relais péri-opératoire par une héparine de bas poids moléculaire (HBPM). Cependant, les auteurs de cette étude soulignent que le risque thromboembolique artériel en l’absence de relais apparaît faible, tandis qu’il existe un risque hémorragique accru associé à cette stratégie.
Les auteurs ont mené une étude de cohorte populationnelle en Ontario (Canada) à partir de bases de données médico-administratives. Ont été inclus dans ce travail des adultes âgés d’au moins 66 ans, porteurs d’une valve aortique mécanique, traités au long cours par warfarine et devant subir une chirurgie programmée. La réalisation d’un relais préopératoire par HBPM a été identifiée via la délivrance de ce traitement dans les 14 jours précédant l’intervention. Il est à noter que les chirurgies évaluées étaient de risque hémorragique faible à modéré. Les interventions orthopédiques des membres inférieurs représentaient la proportion la plus importante des chirurgies étudiées (15 %).
Dans cette étude, les auteurs ne retrouvent pas de différences entre les deux groupes en termes de survenue d’événements thromboemboliques artériels, de taux d’accident vasculaire cérébral (AVC) ischémique ou de saignement.
Cette étude ne met pas en évidence de différence significative concernant la survenue d’événements thromboemboliques artériels entre les patients ayant ou n’ayant pas été soumis à un relais préopératoire par HBPM.
Cependant, il est important de souligner que ce travail comporte plusieurs limites majeures. Premièrement, il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective basée sur des données médico-administratives. Deuxièmement, le nombre d’événements survenus est faible (limitant ainsi la puissance statistique de l’analyse). Enfin, l’exposition au relais par HBPM a été estimée indirectement par l’intermédiaire des bases de données. Les auteurs concluent qu’une stratégie de relais péri-opératoire par HBPM, chez les patients porteurs d’une valve aortique mécanique, pourrait ne pas être nécessaire. Néanmoins, au vu des limites importantes de ce travail, des études prospectives supplémentaires demeurent indispensables pour confirmer la sécurité d’une approche sans relais.
Attention : ceci est un compte-rendu et/ou résumé des communications de congrès dont l’objectif est de fournir des informations sur l’état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par les autorités françaises et ne doivent donc pas être mises en pratique.
Ce compte-rendu a été réalisé sous la seule responsabilité du coordinateur, des auteurs et du directeur de la publication qui sont garants de l’objectivité de cette publication.

