Edition spéciale ISTH 2026
Annual congress of International Society on Thrombosis and Haemostasis
Du 11 au 15 juillet 2026, Paris
Avec le soutien institutionnel
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D’après la communication orale de F. Couturaud « Association between pulmonary vascular obstruction phenotype and pulmonary embolism recurrence: results from the PADIS-PE study » (OC34.2). Congrès ISTH 2026, 11-15 Juillet, Paris
Alexandre Guy, Bordeaux
Le risque de récidive thrombotique est un déterminant majeur de la poursuite ou non de l’anticoa gulation au long cours chez les patients avec maladie thrombo-embolique veineuse (MTEV) non provoquée. Ainsi, dans un certain nombre de cas, l’anticoagulation est poursuivie au long cours, même si nous savons qu’un certain nombre des patients ne vont pas présenter de nouveaux évènements thrombotiques veineux au cours du suivi et qu’ils sont donc exposés à un risque hémorragique augmenté. Il est donc nécessaire de mieux affiner les critères qui permettent de prédire le risque de récurrence de MTEV.
Dans cette étude, les auteurs se sont intéressés à l’obstruction vasculaire au niveau pulmonaire à partir des données de l’essai clinique PADIS-PE qui comparait des patients avec embolie pulmonaire non provoquée anticoagulés pendant 6 mois puis randomisés en deux groupes : poursuite d’un traitement par AVK pendant 18 mois ou arrêt de l’anticoagulation. Les auteurs de cette sous-étude se sont intéressés aux données d’obstruction vasculaire pulmonaire obtenues à partir des analyses d’imagerie thoracique réalisées dans l’essai PADIS-PE via 4 méthodes : le score de Qanadli, le score de Qanadli modifié, une évaluation anatomique de l’obstruction vasculaire, et une évaluation anatomique basée sur le site d’atteinte artérielle (artère pulmonaire, artère lobaire, artère segmentaire). Cette étude a inclus 180 patients avec un épisode d’EP non provoquée. Une récidive thrombotique est survenue chez 42 patients. Les auteurs mettent en évidence une précision comparable entre ces quatre méthodes d’évaluation de l’obstruction vasculaire pulmonaire et une bonne capacité de ces scores à prédire le risque de récidive thrombotique. Cependant, et de manière très intéressante, l’évaluation de l’obstruction vasculaire pulmonaire basée sur la localisation anatomique de la thrombose permet de mettre en évidence un gradient dans le risque de récurrence thrombotique en fonction de caractère proximal ou non du thrombus. Ainsi, une atteinte lobaire augmente de deux à trois fois le risque de récidive en comparaison avec une atteinte segmentaire. Une atteinte artérielle pulmonaire augmente ce risque de 4 à 5 fois.
Cette étude apporte donc des arguments en faveur d’une analyse précise de l’atteinte anatomique en cas d’EP non provoquée. Cette analyse semble moduler le risque de récidive thrombotique dans un contexte non provoqué et son résultat pourrait ainsi constituer un argument supplémentaire dans la décision de poursuite ou non de l’anticoagulation au long cours.
Attention : ceci est un compte-rendu et/ou résumé des communications de congrès dont l’objectif est de fournir des informations sur l’état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par les autorités françaises et ne doivent donc pas être mises en pratique.
Ce compte-rendu a été réalisé sous la seule responsabilité du coordinateur, des auteurs et du directeur de la publication qui sont garants de l’objectivité de cette publication.

