ÉDITION SPÉCIALE EAHAD 2026
19th Annual Congress of the European Association for Haemophilia and Allied Disorders
Du 3 au 6 février 2026, Dublin
Avec le soutien institutionnel
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D’après le poster PO259 de De Tontoh et al. Université d’Utrecht, Pays Bas. Is it safe to use DDAVP in children under 6 years with bleeding disorders? A systematic review. 19th Annual Congress of the European Association of Haemophilia and Allied Disorders 2026, 3-6 February
Birgit Frotscher, Nancy
La desmopressine (DDAVP) est largement utilisée comme traitement non substitutif dans l’hémophilie A mineure et la maladie de Willebrand. Toutefois, son utilisation chez les enfants de moins de 6 ans suscite des inquiétudes en raison du risque d’effets indésirables, en particulier l’hyponatrémie et les complications neurologiques associées.
Cette revue systématique, incluant les études publiées jusqu’en avril 2025, avait pour objectif d’évaluer le profil de sécurité du DDAVP dans cette population pédiatrique. Le critère de jugement principal était la survenue d’événements indésirables.
Au total, 29 études incluant 1 339 patients ont été analysées. Les schémas thérapeutiques comprenaient l’administration intraveineuse (0,3 µg/kg) ou intranasale (150 µg) de DDAVP, dans un contexte préopératoire ou lors d’un test diagnostique. La fréquence des événements indésirables variait largement (0 à 97 %), les plus fréquents étant les céphalées et les bouffées vasomotrices. Une hyponatrémie asymptomatique a été rapportée chez 114 patients, tandis qu’une hyponatrémie symptomatique, incluant convulsions ou altération de la conscience, a été observée chez six patients (Table 1). Tous les symptômes rapportés ont été transitoires, sans séquelles neurologiques à long terme.

Table 1 : Six études rapportant une hyponatrémie symptomatique
En conclusion, l’utilisation du DDAVP apparaît globalement sûre chez les enfants de moins de 6 ans, à condition d’une sélection rigoureuse des patients et du respect strict des mesures de restriction hydrique. Une vigilance particulière reste nécessaire chez les patients à risque, et des études prospectives supplémentaires sont requises pour mieux définir son profil de sécurité dans cette tranche d’âge.
Attention : ceci est un compte-rendu et/ou résumé des communications de congrès dont l’objectif est de fournir des informations sur l’état actuel de la recherche ; ainsi, les données présentées sont susceptibles de ne pas être validées par les autorités françaises et ne doivent donc pas être mises en pratique.
Ce compte-rendu a été réalisé sous la seule responsabilité du coordinateur, des auteurs et du directeur de la publication qui sont garants de l’objectivité de cette publication.

